Le Nouveau Paquebot FRANCE

Un marché de la croisière en pleine restructuration

 

La période 2010 – 2020 a vu la croisière littéralement exploser en termes de fréquentation et de construction de nouveaux navires ; 25 millions de passagers en 2019 : le secteur a connu une progression inégalée dans l’industrie du tourisme…jusqu’en mars 2020, où tout s’est arrêté net, où on a vu des navires avec des milliers de personnes à bord se voir refuser l’accès des ports et errer jusqu’à ce que l’un d’entre eux veuille bien les accueillir. Une situation surréaliste, à l’image de nombreux autres domaines touchés de plein fouet par la pandémie mondiale.

Il y aura des séquelles : les gens voudront-ils toujours se retrouver dans un milieu fermé avec plusieurs autres milliers de personnes les côtoyant ?

Est-ce que les paquebots géants pouvant accueillir jusqu’à 10.000 personnes avec les équipages trouveront toujours preneurs ?

Est-ce que cette pandémie ne va pas générer des goûts nouveaux en matière de voyage ? plus d’individualité ? plus de choses simples et naturelles ?

C’est la grande question à laquelle les armateurs vont être sans doute confrontés. Charge à eux de s’adapter, pour ceux qui le pourront, ou de disparaître, pour les autres.

Il va peut-être aussi ressortir de tout ce chamboulement, une volonté plus affirmée de moins polluer, d’être plus discret.

C’est en tout cas un grand challenge qui attend les armateurs, quels qu’ils soient.

 

L’essor des navires d’exploration

 

Face au gigantisme déployé par les grandes compagnies, mettant en chantiers des navires de plus en plus imposants, un certain nombre d’opérateurs ont développé des navires de petite taille permettant notamment d’explorer des zones inaccessibles à ces géants des mers.

Ces dernières années, de nombreux armateurs, souvent des petites compagnies (mais pas uniquement), se sont donc engouffrées dans cette brèche de l’exploration avec des navires de 100 à 150 m de long dont la capacité varie généralement entre 100 et 250 passagers dans la plupart des cas.

Groenland, Antarctique, Pôle Nord, passage du nord-ouest, Terre de Feu, autant de noms mythiques qui font rêver les passagers explorateurs.

Mais la multiplication des navires dans ces zones ne risque t’elle pas de sonner le glas de ce type de croisière ; s’il y en a trop, ce n’est plus de l’exploration mais ça pourrait devenir du tourisme de masse remasterisé. On n’en est pas là, mais les lobbies écologiques deviennent de plus en plus puissants, soutenus par une population mondiale qui a aujourd’hui pris conscience des limites de l’exploitation humaine des ressources de la planète, y compris les ressources touristiques « préservées ».

La différence du Nouveau Paquebot FRANCE

 

Le Nouveau FRANCE se doit de jouer « hors catégorie », car il est un digne représentant de l’exception française, dans le meilleur sens du terme.

Il doit ainsi reprendre ses avantages  à chacune des deux catégories évoquées : espace, cabines très confortables, variété de la restauration, possibilité de s’amarrer dans les ports inaccessibles aux grands paquebots, nombreux espaces dédiés au « made in France », taille suffisante pour affronter des grandes traversées dans le meilleur confort, etc. Ajouter à cela une vraie personnalité illustrée par un design unique, des formes élégantes et un travail de recherche architecturale optimisant la fluidité des lignes de coque et de superstructures, tout cela, bien entendu, en reprenant l’aspect mythique des cheminées du dernier FRANCE afin de lui confirmer sa lignée.

Grâce à cette singularité, le Nouveau FRANCE, navigant à l’horizon, se distinguera au premier coup d’œil, de tous les autres paquebots.

Un Navire soucieux de l’environnement

 

Il faut rendre hommage à toutes les compagnies de croisière qui ont aujourd’hui intégré dans la conception de leur navire des dispositifs qui permettent de réduire leur empreinte carbone et l’émission de diverses polluants. Elles y sont du reste dorénavant quasiment toute obligées du fait de l’évolution de la réglementation.

Le nouveau FRANCE a inclus dès ses premières ébauches, alors que le sujet était à peine abordé, des options qui en feraient un paquebot en totale rupture en terme de consommation énergétique :

  •  Réduction de la vitesse moyenne à moins de 14 nœuds (alors qu’il était courant il y a quelques années de voir des itinéraires conçus pour des vitesses de 18 à 21 nœuds), ce qui représente une économie d’énergie très significative sans rien concéder à l’agrément de la croisière ; il suffit de confectionner des itinéraires un peu différents, avec parfois davantage d’escales, ce qui rendu plus facile lorsque les navires sont de taille modeste, comme c’est le cas du nouveau FRANCE version 2.0 puisque sa longueur est inférieure à 200m. Davantage d’escales, c’est également souvent plus de diversité pour les passagers, et également une vitesse de navigation moins élevée donnant la possibilité de rester confortablement à l’extérieur sans subir la nuisance d’un « vent de route » trop fort.
  • Bannissement du fuel lourd. Depuis le départ, l’option de carburant prise pour le nouveau FRANCE excluait l’utilisation du fuel lourd, le plus polluant, aujourd’hui considéré comme le carburant d’un autre temps.
  • Utilisation de nouvelles technologies hybrides, allant jusqu’à supprimer des émissions polluantes.
  • Intégration d’un dispositif de branchement électrique à quai : de plus en plus de Ports s’équipent pour proposer aux navires de croisière de pouvoir éteindre leurs groupes électrogènes lorsqu’ils sont en escale dans un port. Ce sont des milliers de tonnes de CO2 et autres polluants qui n’iront pas dans les poumons des riverains de ces navires.

Caractéristiques du Nouveau Paquebot FRANCE

 

Aujourd’hui, le Nouveau FRANCE, dans sa version définitive, propose une expérience de voyage authentique et raffinée :

  • L’Art de Vivre à la française, avec des Arts décoratifs issus des meilleurs créateurs français, une singularité présente dans l’ensemble du navire, une restauration gastronomique créative orchestrée par Alain Ducasse, des espaces insolites tels que le « Bar sous la Mer », la « piscine sur le toit », une marina les pieds dans l’eau ou un jardin exotique jouxtant un grand spa-thalassothérapie pour mieux se détendre.
  • Plus d’espace par passager que la plupart des navires de croisière.
  • Des suites toutes pourvues d’un balcon et dont les plus petites ont une surface supérieure à 30 m2.
  • Un design illustrant la différence : le nouveau FRANCE ne peut pas être un « copier-coller » des autres navires de croisière qui pour la plupart se ressemblent. Pour cela, il reprend les lignes d’une coque moderne avec une étrave droite et imposante, sur laquelle vient se greffer deux majestueuses superstructures, qui sont un clin d’œil aux deux cheminées mythiques du précédent France, celui de 1962, inauguré par le Général De Gaulle ; ces « cheminées » sont ainsi revisitées en espaces dédiés aux passagers : restaurants, salons, suites.
  • Une composante écologique omni-présente, tant au niveau du traitement des déchets qu’à celui d’une optimisation de la consommation énergétique, faisant appel aux plus récentes technologies disponibles.

Quelques chiffres sur le Nouveau Paquebot FRANCE

 

  • Longueur :                     190m
  • Largeur :                          27m
  • Tirant d’eau :                     6m
  • Jauge :                   37.000 GT
  • Capacité :        460 passagers

 

Variantes

 

Lorsque les premières esquisses du Nouveau FRANCE ont été dessinées, plusieurs designs avaient été confrontés. Et d’autres propositions émanant de différents bureaux d’architectures sont venus par la suite enrichir la réflexion sur projet.

Pour autant, il avait bien fallu en retenir un pour y consacrer toutes les études nécessaires à son parachèvement, et c’est celui qui était le plus audacieux, le plus différenciant, qui l’a emporté.

Mais les autres designs ne manquaient pas d’intérêt.

Parmi eux, une ligne assez classique, mais très tentante également, parce que plus proche de l’ « original », le FRANCE de 1962, c’était démarquée :

 

Le style de ce navire était plus proche de celle des « liners » classiques. Une coque noire, surlignée d’un bandeau rouge, reprend les codes des transatlantiques.

Le nom FRANCE prend position entre deux cheminés revisitées, comme pour son prédécesseur, et dont les ailettes ont une fonction d’observatoire panoramique.

Une version beaucoup plus futuriste avait également été étudiée. Nous vous en dévoilons ci-dessous les esquisses.

                                                                                                                                                                                                                                                ® SEINE ALLIANCE